Aller au contenu

Marques

Marketing deux-roues : quelle audience pour quel produit

Moto, scooter, vélo, trottinette : chaque deux-roues a son public et ses achats. Le marketing deux-roues part du public du produit, puis choisit le créateur.

François Thorel, fondateur de Guydon 28 octobre 2026 · 6 min de lecture

Sommaire 11 parties
Un homme casqué, en manteau et écharpe, sur une trottinette électrique dans la piste cyclable d’un boulevard parisien, à la tombée de la nuit.

Un cinquante se conduit avant la majorité, avec le permis AM. Une moto de cross n’a ni plaque ni éclairage, et elle arrive au terrain sur une remorque ou dans un utilitaire. Le mot « deux-roues » range les deux sous le même toit, et leurs publics n’achètent presque rien en commun. Le marketing deux-roues commence donc par une question : qui, exactement, achète votre produit ? Le créateur se choisit ensuite, parce que son public est celui-là.

1. Moto : un achat qui se réfléchit

Le public moto prépare des achats qui se pèsent : une moto, un casque, un blouson. Il veut l’avis de quelqu’un qui roule comme lui, et il le cherche avant de payer. C’est ce qui rend utiles les influenceurs moto : ils montrent l’essai avant l’achat, l’équipement sous la pluie, la route du dimanche.

Le permis découpe ce public. Le permis A2 plafonne la puissance, et c’est celui des nouveaux motards pendant leurs premières années : ils achètent leur première moto, leur premier casque, leurs premiers gants. Un motard installé n’achète ni la même machine ni le même équipement.

Le lieu le découpe aussi. Route, sportive, trail, custom et voyage se roulent sur la voie publique, sous le Code de la route. Le motocross et le roulage sur circuit se tiennent sur un terrain ou un circuit fermé et autorisé. L’enduro se tient entre les deux : moto homologuée, sur des voies ouvertes à la circulation publique des véhicules à moteur.

2. Scooter : un usage plutôt qu’un rêve

Le public du scooter compare un prix, une assurance, une place de stationnement, un coût au kilomètre. Il achète un trajet. Un influenceur scooter lui apporte la preuve : ses pleins, ses factures, ses kilomètres réels.

Le scooter lui-même se partage entre trois publics :

  • Le cinquante se conduit avant la majorité. Une partie de son public est mineure. Guydon ne travaille qu’avec des créateurs majeurs : si votre produit vise ce public, dites-le dans le brief, pour que le contenu lui convienne.
  • Le 125 s’ouvre aux titulaires du permis B, au bout de quelques années de permis et d’une formation en école de conduite. Son public vient souvent de la voiture, sans avoir passé de permis moto.
  • Le maxi-scooter roule plus loin, voies rapides comprises. Ses trajets durent plus longtemps, et son public s’équipe en conséquence.

3. Vélo : un public qui pédale et qui mesure

Le public vélo achète en connaisseur. Il compare des développements, des largeurs de pneus, des grammes, et il repère vite celui qui parle d’un produit sans l’avoir usé. Mais le cyclisme ne fait pas une audience unique.

Le vélo de route s’entraîne et mesure : roues, transmissions, textile, capteurs de puissance. Le gravel part loin, sacoches chargées : pneus larges, bagagerie, destinations. Le VTT démonte et règle : suspensions, freins, protections. La descente et le BMX cassent et remplacent. Le détail, pratique par pratique, et la saison de chacune : le marketing d’influence vélo.

4. Trottinette : deux engins, deux publics

La trottinette électrique est un moyen de transport. Son public roule chaque jour et compare l’autonomie, le freinage, l’éclairage, l’antivol, l’assurance. Pour le Code de la route, c’est un engin de déplacement personnel motorisé : vitesse bridée par construction, une seule personne à bord, ni téléphone tenu en main ni écouteurs.

La trottinette freestyle n’a pas de moteur. Elle vit dans les skateparks, et son public regarde les figures au ralenti. Les deux engins partagent un nom, rien de plus. Un influenceur trottinette choisit en général son camp, et son public le suit pour ça.

5. Quel produit, pour quel public

Partez du produit, et cherchez le public qui l’utilise déjà :

  • Un casque, des gants : tout conducteur de deux-roues motorisé, scooter compris. Les gants certifiés y sont obligatoires depuis plusieurs années, pour le conducteur comme pour le passager. Le créateur se choisit selon l’usage : la route, la ville, le terrain.
  • Une première moto, un équipement d’entrée de gamme : les jeunes permis A2, chez des créateurs qui roulent un roadster conforme.
  • Une assurance, un antivol : le public des trajets quotidiens, en scooter comme en trottinette électrique.
  • Une suspension, un pneu de terrain : le motocross ou le VTT, selon l’engin. Un public qui règle, et qui le montre.
  • Une bagagerie : la moto trail et le voyage, le gravel à vélo. Un public qui charge, et qui part plusieurs jours.
  • Un lubrifiant, de l’outillage : ceux qui entretiennent eux-mêmes, au premier rang le motocross et le VTT.

Un même produit peut toucher deux publics. Un antivol parle au scootériste et au cycliste urbain. Dans ce cas, deux créateurs de deux pratiques valent mieux qu’un seul qui force la seconde.

Le piège : une campagne « deux-roues » pour tout le monde

Un message écrit pour tous les deux-roues ne parle à aucun. Le pilote de cross ne se reconnaît pas dans un trajet de bureau, et l’usager du 125 ne se reconnaît pas sur une piste de motocross. Chacun sent vite qu’on ne s’adresse pas à lui, et il passe. Écrivez le brief pour une pratique, et nommez-la.

Un exemple

Un assureur lance une offre pour les conducteurs de 125 qui viennent de la voiture. Le public visé : des titulaires du permis B, en ville, sur des trajets domicile-travail. La campagne réunit deux créateurs scooter et un créateur moto route qui roule un roadster 125. Ils filment le trajet du matin, le stationnement, le coût d’usage tickets à l’appui. Casque attaché, gants certifiés, blouson, pantalon et chaussures montantes ; caméra fixée et réglée à l’arrêt. Une campagne de ce type se compose au simulateur, sans inscription, avant la demande de devis.

Ce que Guydon fait de différent

Le catalogue réunit les influenceurs deux-roues de chaque pratique : moto, scooter, vélo, trottinette. Vous les comparez par discipline, et la carte de France du catalogue les situe par région. Chaque créateur a été reçu en entretien, et ses chiffres viennent de captures datées : vous savez qui le regarde avant de signer.

Chaque mission a son contrat. Vous validez chaque contenu sous 72 heures ouvrées, un cycle de modification compris, et rien n’est publié avant que la campagne soit réglée. Le réseau ne compte que des créateurs majeurs.

Pour aller plus loin

Le format qui sert votre objectif, une fois le public trouvé : story, reel ou vidéo YouTube. Pourquoi un petit compte d’une seule pratique vend souvent mieux qu’un gros : le micro-influenceur moto. Les critères pour départager deux créateurs : choisir un influenceur moto. La démarche entière, du brief au rapport : le marketing d’influence moto et vélo. Et si vous savez déjà ce que vous lancez : décrivez votre campagne, nous revenons sous 48 heures ouvrées avec une sélection et un prix.

Vos questions

La trottinette électrique fait-elle partie des deux-roues ?

Pas au sens du Code de la route : c’est un engin de déplacement personnel motorisé, avec ses propres règles. Chez Guydon, elle est rangée pour l’instant avec le vélo, et elle a sa page.

Faut-il mélanger plusieurs pratiques dans une même campagne ?

Seulement si le produit sert plusieurs pratiques. Dans ce cas, prenez un créateur par pratique, et un brief qui nomme la sienne.

Peut-on viser un public mineur ?

Le public, oui, par exemple celui du cinquante. Le créateur, non : Guydon ne travaille qu’avec des créateurs majeurs. Dites-le dans le brief, pour que le contenu convienne à des spectateurs mineurs.

Sources

François Thorel, fondateur de Guydon Publié le 28 octobre 2026.

Prêt à lancer votre campagne ?

Devis sous 48 h ouvrées, sans engagement.