Une moto trail se reconnaît à sa position haute et à ses suspensions à grand débattement. Les versions tournées vers le tout-terrain ont souvent une grande roue avant à rayons ; les versions routières, des jantes en alliage plus petites. Le maxi-trail, puissant et lourd une fois chargé, avale les longues étapes à deux ; le trail moyen, plus léger, reste maniable quand la piste se dégrade.
Son terrain : routes de montagne, pistes carrossables ouvertes à la circulation, chemins ruraux. On y roule debout sur les repose-pieds, à allure modérée, en suivant une trace GPS ou un roadbook préparés avant le départ. Des réseaux de traces partagées existent, comme le Trans Euro Trail à l’échelle de l’Europe ; aucun ne dispense de contrôler chaque chemin, dont le statut peut changer d’une commune à l’autre.
Le pneu mixte est un compromis. À dominante route, il dure sur l’asphalte ; taillé pour la terre, il y accroche mieux mais s’use plus vite sur le goudron. Sur la piste, certains pilotes baissent la pression, puis regonflent avant de reprendre la route : le compresseur voyage dans les bagages.
La moto se prépare pour la chute : sabot, pare-carters, protège-mains, patin de béquille pour les sols meubles. Elle se charge pour durer : valises rigides, étanches et verrouillables, ou sacoches souples, plus légères et plus tolérantes quand la moto se couche. Au bout de l’étape, parfois, un bivouac.
Sources : Trans Euro Trail, traces tout-terrain partagées en Europe